18 mars 2015

Les mutuelles étudiantes et leur scandale

smerep

La plus grande mutuelle étudiante en France a été mise sous sauvegarde de justice trois jours avant que l’émission « Envoyé spécial » ait diffusé une enquête avec le thème : « Mutuelles étudiantes : faut-il les supprimer ? ».

Émit le jeudi 12 février, ce reportage s’est surtout penché sur le Régime de Sécurité Sociale Etudiant, concernant son utilité et son efficacité. Ce régime a été instauré depuis plus de soixante ans et ce mode de gestion embraque partiellement les étudiants dans son système normal. Concernant quelques mutuelles étudiantes comme la LMDE, la Smerep, la Smeno et la Vittavi, les journalistes ont insisté sur leurs fonctionnements défaillants dans leurs systèmes. Déjà, il y a la lenteur sur les délais de remboursement, le grand retard sur les cartes vitales, l’immensité des temps d’attente sur les lignes des mutuelles, la perte des feuilles de soins, ainsi que beaucoup d’autres situations encore. Tous ces cas confirment qu’un changement s’impose.

La mise sous sauvegarde de justice de La Mutuelle Des Étudiants s’est passée juste trois jours avant la diffusion de cette émission dans le but d’empêcher une procédure de liquidation judiciaire à court terme. Effectivement, le groupe est confronté à une dette de plus de 35 millions d’euros, et les 5 millions d’euros correspondent aux remboursements de frais de santé des étudiants.

Un thème très intéressant

Cette émission a sollicité de nombreuses audiences avec plus de 2,4 millions de personnes. Elles ont pu suivre les difficultés rencontrées par une jeune étudiante atteinte de la maladie de Crohn appelée Bénédicte. Ses médicaments très coûteux n’ont pas été remboursés à cause d’un blocage émanant de l’administration de sa mutuelle qui est la LMDE. Aussi, son médecin a clairement confirmé que les organismes de gestion de la sécurité sociale étudiante administrent mal la situation.

Une grande partie des 1,7 million d’étudiants rencontre ce cas, même que jeudi soir sur Twitter, nombreux ont exprimé leur non-mécontentement avec le système actuel. En 2012, la Cour des Comptes a établi un rapport dans lequel elle a stipulé qu’elle trouve cette méthode de gestion très spécifique, que l’on ne voit nulle part qu’en France, est mal encadrée et mal gouvernée.

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