8 octobre 2016

Remboursement d’optique : Qu’en est-il des contrats responsables ?

Des changements ont été apportés le 1er avril 2016 concernant le remboursement d’optique auprès des complémentaires santé.

En juin 2014, une limite concernant le remboursement des lunettes avait été imposée par le ministère de la Santé. Son objectif était de mettre fin à l’inflation au niveau des tarifs des mutuelles. Si la Sécu est actuellement perçue comme marginale, les complémentaires santé prennent de l’importance et augmentent les remboursements des frais d’optique, passant de 56.8% (2006) à 71.5% (2012).

Le ministère de la Santé dénonce d’ailleurs que les tarifs pratiqués pour l’optique sont très élevés… Plus les complémentaires offrent des remboursements, plus les tarifs grimpent. Et inversement, plus les prix augmentent, plus le remboursement des complémentaire s’accroît. L’état espère que les contrats responsables, permettant aux organismes complémentaires de jouir d’une fiscalité plus profitable, puissent changer la donne.

La réforme met en place des plafonds ainsi que des seuils de remboursement concernant les lunettes (entre 50 et 470 euros pour les verres simples et entre 200 et 850 euros pour les verres plus complexes). Pour les montures, leur remboursement est limité à 150 euros. À ces prix, les verres simples ne seront donc remboursés que jusqu’à 320 euros. À noter que la couverture ne s’applique que durant 2 ans.

Ces nouveaux paramètres entrent en vigueur dans chaque contrat individuel souscrit depuis le début avril 2015. Concernant les contrats collectifs, ils doivent s’adapter à ces modifications jusqu’en fin 2017.

 

Beaucoup sont sceptiques

La mise en place de plafonds et de seuils est un grand changement. Mais le Ciss craint que cela ne permette pas de faire baisser les prix. Selon eux, certains patients risquent de souscrire à une surcomplémentaire ou de signer pour un contrat non-responsable. Aussi, les prix peuvent grimper en raison des coûts et des changements causés par la réforme touchant le secteur des complémentaires. Chez Adeis, on dénonce ces nombreuses contraintes qui au final n’apportent que des effets très limités.

8 octobre 2016

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